C'est en des journées comme celle-ci que s'opère la magie du terrain.
Une bonne tête chercheuse, si bonne tête chercheuse il y a véritablement, doit toujours rester sensible aux concours de circonstances. Et laissez-moi vous dire que mes antennes, aujourd'hui, ont vibré -- et pour cause! Les fidèles lecteurs de ce blogue auront retenu que j'ai pris un TGV pour Lille aujourd'hui. Alors... Figurez-vous qu'en déambulant dans la grande place, à la recherche d'une glace (c'est pour mieux nourrir le bedon de Bédaine!), j'ai croisé ceci :
Cette façade peut vous sembler assez banale, mais moi elle m'a fait faire une petite danse de joie. Car imaginez-vous que je cherche depuis des lunes à établir un contact avec le Théâtre du Nord -- c'est une histoire de recherche, une curiosité à satisfaire sur les circonstances et les expériences d'une coproduction entre cette compagnie et d'autres, au Canada français (d'ailleurs, le TN donnera cette année une production de Forêts, un texte de Wajdi Mouawad, en coproduction avec une compagnie québécoise).
Une fois l'émotion passée, je suis entrée voir ce que pouvait me réserver le destin. Et paf! C'était vraiment ma journée! Non seulement ai-je pu me présenter, mais le directeur artistique était présent sur les lieux. Non mais... faut pas être chanceuse un peu? Je lui ai filé ma carte, lui ai touché deux mots sur mon projet, ai tenté de susciter chez lui un peu d'intérêt. Maintenant, il faudra attendre pour savoir si j'ai réussi à semer la graine qui me permettra d'entrer en conversation avec lui!Le prochain arrêt programmé à Lille, après la glace, nécessitait un petit tour en métro jusqu'à Roubaix. Là-bas, c'est Stéphane qui nous attendait à La Condition publique. Tenez, les lieux sont tellement beaux qu'il faut absolument que vous voyiez quelques photos.
Entreprise de revitalisation culturelle, la Condition publique est une opération des plus impressionnantes. Avec une salle de spectacles pouvant accueillir jusqu'à 800 personnes, deux aires d'exposition, des salles de réunion, des bureaux mis à la disposition de jeunes entreprises à vocation culturelle, un resto-bar et un jardin urbain, la CP est une véritable ruche artistique dont le potentiel énorme est déjà mis en valeur par une équipe des plus dynamiques. Tout ça dans une ancienne fabrique de laine! Et que dire de la programmation? À mon avis, elle a vraiment de quoi motiver les gens à prendre la route pour le Nord. On y prépare entre autres, pour octobre, un festival de musique néo-brunswickoise dont j'ai très hâte d'entendre la suite. Pour l'instant, vous aurez deviné que je suis ravie de mon crochet au Pas de Calais, mais crevée comme vous ne pouvez pas vous imaginer... Allez, un p'tit dodo avant ma dernière journée sur Paris. Demain soir, c'est un autre départ qui nous attend!